Wednesday, October 21, 2009

LEGISLATION Tabac : le grand brouillard

http://www.lexpress.mu/services/epaper-18148-b-legislation-tabac-le-grand-brouillard-b.html

Depuis une semaine la nouvelle législation du Public Health Restrictions on Tobacco Products est en vigueur à Maurice. Objectif : lutter contre le tabagisme passif selon les réglementations de l’Organisation mondiale de la santé.


Une législation déjà appliquée dans différents pays à l’étranger ( voir hors texte) et qui suscite beaucoup d’interrogation chez nous. « Notre restaurant a une ouverture sur l’extérieur, personnellement je laisse les clients en terrasse fumer. Mais je ne sais pas si je suis dans la légalité ou pas » , avoue Jean- Michel Leung, gérant du restaurant le Café Pereybère. Cet homme a donc décidé de se fier à la législation française qui autorise les clients de restaurants et autres bars à fumer en terrasse, à partir du moment où l’une de ses façades est ouverte.


Jean- Michel Leung n’est pas le seul à s’interroger. Du côté de Flic- en- Flac, Mohammad Abdul, propriétaire du salon de thé Al- chicha, s’inquiète.


Depuis un an, son bar connaît un franc succès, notamment auprès des touristes. L’activité principale du lieu est le narguilé*. Une pratique qui est aujourd’hui remise en cause par la loi anti- tabac.


« Je suis perdu ! Depuis l’application de la loi, j’ai demandé une dérogation auprès du ministère de la Santé et du Tourisme et j’attends leurs réponses » , explique Mohammad Abdul.


« Il est interdit de fumer dans les espaces publics »

Pour le ministère de la Santé, la réponse est simple. « La loi est claire, il est interdit de fumer dans les espaces publics, excepté la plage et la rue » , déclare un haut responsable de ce portefeuille. Et à la question de savoir si le propriétaire du bar à chicha est « hors la loi » , le responsable répond : « Oui ! » . Un coup dur pour Mohammad Abdul qui se défend en jouant sur les mots, ou plutôt sur les substances.


« La ‘ chicha’ c’est quelque chose de différent. Comparé à la cigarette, ça n’a rien à voir. Depuis dimanche dernier, on a cessé la vente des cigarettes mais on continue le narguilé, car il n’y a rien de précis à ce sujet » , souligne- t- il.


Du côté des consommateurs même son de cloche. François, 42 ans, ne sait plus où donner de la tête. « Je suis un grand fumeur, je ne sais plus ce que j’ai le droit de faire ou pas. Je ne peux plus fumer dans ma voiture si je suis accompagné. Si je vais au restaurant, en terrasse, je fume ou pas ? Et la rue, est- ce que c’est un lieu public ? » , se demande- t- il. Au final, François prend une décision radicale : « J’ai décidé d’arrêter de fumer, je ne veux pas me prendre suite à l . entrée en vigueur des nouvelles législations.

Mon ado fume ? Que dois- je faire?

http://www.lexpress.mu/services/epaper-36391-b-mon-ado-fume-que-dois-je-faire-b.html

La main dans le sac. Vous avez attrapé votre ado en train de fumer. Stupéfaction, consternation, cris d'horreur… STOP ! Inutile de dramatiser. L'important est de RELATIVISER. Ce n'est pas la fin du monde. Voici quelques pistes pour bien réagir dans ce genre de situation.


Joanna SEENAYEN


Ne pas faire l’autruche


SURTOUT, ne faites pas comme si de rien n’était ! Bien sûr, cela peut choquer d’apprendre que votre « bébé » fume, mais il est inutile d’occulter cette situation au fond de votre mémoire. Et d’attendre qu’il vienne se confier à vous, car ce n’est pas près d’arriver. Inutile aussi de craindre de parler de la cigarette avec lui par peur de paraître ringard ou de subir rebuffades ou conflit animé.


Certes, parler tabac avec son enfant est aussi délicat que parler de sexe ou de drogue. Mais c’est indispensable.


D’ailleurs, eux- mêmes le préconisent. « Les jeunes ont laissé entendre lors des focus groups organisés dans le cadre d’une enquête qualitative réalisée en 2006 pour un rapport, qu’ils aimeraient que ce soit leurs parents qui leur parlent des méfaits du tabac . Pas dans un style autoritaire, mais de façon ouverte, directe et franche » , soutient Myriam Gopaul, directrice de l’Observatoire des droits de l’enfant de la région de l’océan Indien.


Par ailleurs, tous les intervenants interrogés dans ce dossier estiment que les parents doivent battre le fer pendant qu’il est encore chaud ! De manière franche, père et mère doivent aborder le sujet avec leur ado.


Sans pour autant le bousculer, ajoute toutefois D. Rajkumarsingh, officier en charge à l’ONG Help, qui s’occupe du traitement et du suivi des jeunes aux prises avec des substances « abusives » . En effet, car s’ils le bousculent, l’adolescent pourrait alors se détourner d’eux et se réfugier auprès de son groupe d’amis, qui n’est pas toujours le mieux placé pour le conseiller.


Comprendre ce qui le pousse à fumer

IL est indispensable de déterminer les raisons qui poussent votre ado à fumer. Pourquoi ? Simplement parce que c’est là- dessus que vous, parents, pourrez agir. Et aider votre enfant à se défaire de la cigarette avant qu’il ne soit trop tard.


Mais pourquoi les ados fumentils au juste ? « To pa ene zom si to pa fime » ou « Ale kas poz san lalkol ek sigaret, pena sa » , sont les réponses qui fusent. Mais elles ne sont pas les seules.« L’une des principales raisons qui expliqueraient pourquoi un jeune fume est l’aspect de mimétisme » , explique Nicolas Torrijos- Lefort, psychologue clinicien. En fait, comme l’adolescent est à la recherche de liens avec les autres, il va tout faire pour être accepté, quitte à imiter tous leurs faits et gestes, comme fumer. « Les jeunes utilisent aussi la cigarette pour frimer, et faire comme les grands » , poursuit Nicolas Torrijos- Lefort. Ou pour suivre la mode, se déstresser, ou encore parce qu’ils n’ont rien d’autre à faire.


Mais ce n’est pas tout. Fumer est aussi une façon pour eux de défier leurs parents. Ou encore de se trouver une identité. En effet, l’adolescence est la période où le jeune se cherche. C’est pourquoi l’ado va expérimenter des choses – et pas toujours les meilleures – pour d’abord savoir ce qu’il veut.

Extrait d'un entretien de l'Express avec le ministre Jeetah:

http://www.lexpress.mu/services/epaper-39989-b-questions-a-rajesh-jeetah-ministre-de-la-sante-nous-savons-comment-gerer-et-contenir-les-maladies-b.html

Venons- en à un sujet qui vous rend impopulaire chez les fumeurs : la cigarette.

Depuis l’introduction de vos mesures répressives, y a- t- il des statistiques qui permettent de dire s’il y a eu une baisse dans la consommation de cigarettes ?


Je ne pense pas que cela me rend impopulaire.

Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions et j’imagine que d’ici décembre, nous

serons en mesure de dire s’il y a eu une baisse ou pas. Je comprends que les mesures que nous avons prises causent des inconvénients aux fumeurs. Malgré le fait que la cigarette contienne 4 000 produits chimiques dont 300 qui sont toxiques et qui causent le cancer. Malgré le fait que ce soit le seul produit qui cause directement la mort de 50 % de ses consommateurs. Malgré le fait que certaines personnes soient adeptes de l’industrie de la mort et fassent courir des risques aux autres quand ils fument. Nous vivons dans un pays démocratique, mais nous avons un souci de santé publique. Et je vous répète que j’ai 22 000 patients par jour. Nous devons donner un traitement correct à ces gens et ce n’est pas soutenable . Nous nous retrouvons dans une situation où il faut alléger un peu le fardeau du personnel hospitalier ainsi que le budget de la santé. En 2008, notre budget était de Rs 5 milliards.

Et dans le même temps, les gens ont dépensé plus de Rs 5 milliards en cigarettes.


Vous devriez être content parce que la taxe sur les cigarettes est énorme !


C’est votre point de vue.


Pas du tout. Demandez à Rama Sithanen s’il n’est pas content de percevoir la taxe sur les cigarettes !


En tant que ministre de la Santé, je peux vous dire que ce gouvernement tient à coeur la santé des citoyens. Laissez- moi vous rappeler la vision de mon Premier ministre : donner un service royal à tous les Mauriciens. Il faut qu’une personne qui vient de Bois- des- Amourettes ou du Morne ou de n’importe où puisse bénéficier du même traitement royal.


On ne peut pas qualifier le traitement que l’on reçoit à l’hôpital de royal…


Je ne suis pas d’accord : il faut mettre les choses dans leur contexte et faire avec les moyens que l’on a.

Très bien mais n’appelons pas le service, un service royal dans ce cas- là !

Mais je vous parle d’une vision ! Donc, pour reprendre, nous mettons beaucoup d’accent sur la prévention.

Tout le monde sait à quel point l’alcool et la cigarette peuvent faire des dégâts. 35 % des cas d’agression sont dus à l’alcool.


Depuis la loi interdisant les publicités pour les produits alcoolisés, la consommation d’alcool a- t- elle baissé ? Pensez- vous vraiment que ne pas faire de publicité va affecter la vente des boissons alcoolisées ?


Il faut donner le temps au temps. Rappelezvous la publicité de Marlboro avec un homme sur un cheval tenant un lasso à la main. Une image virile mais qui ne vous dit pas que la cigarette donne aussi le cancer du poumon. Des médecins qui viennent faire des opérations me disent qu’ils sont étonnés de la couleur des poumons

des Mauriciens. Que suis- je censé faire ?


Personne ne conteste que l’alcool et la cigarette soient mauvais pour la santé. L’objet des contestations, ce sont les mesures répressives.


J’apprécie le sens de vos critiques mais ma priorité, c’est l’intérêt général. Ce n’est pas à moi de dire aux gens ce qu’il faut faire. Mais quand vous allez à l’hôpital Brown Séquard et que vous réalisez que 50 % des patients y sont à cause de l’alcool, parce qu’ils ont cru à une publicité qui disait que l’alcool « is good for you » , je pense qu’il est temps de prendre des mesures.


Mais croyez- vous que c’est en empêchant les gens de boire que vous allez régler le problème ?


Prévention veut aussi dire sensibilisation.

Sans vous manquer de respect, je demande l’avis des conseillers de l’Organisation mondiale de la santé et de mes médecins. Je pense qu’ils savent de quoi ils parlent quand ils disent que la mesure la plus importante, c’est de geler la vente de cigarettes et d’alcool. Donc, je crois savoir ce que je fais, car il y a des études qui démontrent que c’est le meilleur moyen.

S’il y avait des études qui avaient des formules magiques, on aurait réglé les problèmes d’alcool, de cigarettes, de criminalité depuis bien longtemps. Or, une chose que l’expérience a démontrée, c’est que la répression ne marche pas.

Ce n’est pas de la répression. Vous oubliez que nous sommes aussi en train d’éduquer les gens. Vous rendez- vous compte qu’avant, les gens fumaient dans l’avion ? Aujourd’hui, c’est inimaginable parce qu’avec le temps, les gens s’habituent. Je vous demande du temps et je suis sûr que la mentalité va changer.


Puisque vous êtes fort en prévention, cela ne vous dérange pas de voir des marchands des rues ou même des restaurants où on enfreint tous les jours les dispositions du « Food Act » ?


Je suis conscient de ce problème et je serai honnête en vous avouant que si je devais appliquer le Food Act comme il le fallait, on aurait révoqué la plupart des permis.


Et pourquoi avez- vous une loi que vous n’appliquez pas ?


Mais parce que le bougre doit vivre ! Cela ne veut pas dire non plus que les commerces sont libres d’empoisonner les gens. Il y a un département d’inspecteurs sanitaires qui est connu comme le Central Flying Squad et qui a la responsabilité d’éduquer les gens et d’appliquer les lois. C’est ce que nous sommes en train de faire. En même temps, nous avons un plan de nutrition national. Les gens doivent aussi assumer leurs responsabilités par rapport aux choix qu’ils font. Les Mauriciens mangent mal et ne font pas assez d’activités physiques. Cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas en train de prendre des contraventions.


Il semble que vos méthodes répressives s’appliquent plus à l’alcool et aux cigarettes qu’à la nourriture, alors que la nourriture dont nous parlons tue tout autant de consommateurs que la cigarette.


Ce n’est pas vrai de dire ça. J’ai des chiffres.

Mais c’est pareil pour la cigarette. Je ne suis pas en train de mettre un policier derrière chaque personne qui fume.


Vous ne pouvez pas le faire de toute façon.

Il ne faut pas sous- estimer la volonté du gouvernement de prendre des actions.

16,5 % des collégiens fument

http://www.lexpress.mu/services/epaper-47644-b-16-5-des-collegiens-fument-b.html


Les chiffres sont accablants lorsqu’on évoque le comportement des collégiens mauriciens et rodriguais. Ils fument, boivent et se bagarrent.


Le cabinet a pris connaissance du rapport du ministère de la Santé vendredi. Ce document relève d’une étude sur des élèves de 13 à 15 ans, à Maurice et à Rodrigues.


Alors que l’Etat milite contre le tabagisme, les données indiquent que les jeunes y auraient libre accès. 16,5 % de jeunes Mauriciens et 12,5 % de jeunes Rodriguais fument régulièrement.


69,2 % des Mauriciens ont essayé la cigarette pour la première fois à 13 ans et 72,5 % à Rodrigues.


63,2 % des jeunes Mauriciens et 75 % des Rodriguais ont touché à leur première boisson alcoolisée avant 14 ans. Les bagarres et blessures sont aussi communes. L’étude révèle que 31,2 % des collégiens mauriciens ont été impliqués dans des bagarres à l’école. Au même registre, quelque 53 % de jeunes à Maurice se sont déjà grièvement blessés.


Kamlesh BHUCKHORY

CARDIOLOGIE Pas de cigarette en public : haut les coeurs

http://www.lexpress.mu/services/epaper-62450-b-cardiologie-pas-de-cigarette-en-public-haut-les-coeurs-b.html

L’interdiction du tabac dans les lieux publics confirme l’efficacité de la mesure pour réduire les risques d’accidents cardiovasculaires. Deux métaanalyses publiées cette semaine montrent que l’effet de cette interdiction est immédiat – il est visible dès les trois premiers mois – et qu’il s’amplifie après plusieurs années.


Dans l’année qui suit l’adoption d’une loi interdisant de fumer dans les bars, les restaurants et d’autres lieux publics, le nombre d’attaques cardiaques chute de 17 % en moyenne, indiquent ces deux analyses qui compilent les données de plusieurs études menées en Europe ou en Amérique.


La baisse peut atteindre 26 % par an, souligne l’équipe de David Meyers ( université du Kansas), qui publie son étude dans la revue du Collège américain de cardiologie. Au bout de trois ans d’interdiction, on compte 36 % d’accidents cardiaques en moins, ont calculé de leur côté James Lightwood ( université de Californie) et ses collègues. Leur étude est elle publiée dans la revue américaine Circulation . Pour les chercheurs, ces résultats démontrent l’efficacité de la mesure et sont aussi la preuve des dangers du tabagisme passif pour le coeur. La fumée de cigarette favorise en effet la formation de caillots sanguins, le durcissement des artères, l’inflammation ; elle diminue le taux de « bon » cholestérol et augmente le risque d’arythmie cardiaque, expliquent les chercheurs.


Même pour ceux qui ne font que respirer la fumée des autres.


© Le Nouvel Observateur

Conséquences du tabagisme dans le monde

INDUSTRIE CRIMINELLE

http://www.lemauricien.com/mauricien/090901/FO.HTM#1

Conséquences du tabagisme dans le monde

Selon le rapport 2008 de l'OMS, le tabagisme fait au moins 5,4 millions de morts dans le monde annuellement et on prévoit jusqu'à 1 milliard de morts au 21e siècle si rien n'est fait pour inverser la tendance. Dans le passé, beaucoup de choses ont pu nous choquer dans l'actualité : les centaines de milliers de morts du tsunami de 2004 ou les milliers de morts liés aux attaques terroristes dans le monde… Mais la plupart d'entre nous restent passifs ou insensibles devant l'ampleur que prend le problème du tabagisme dans le monde.


" Il y a tellement de manières que le tabagisme peut affecter votre santé et celles de vos proches qu'il figure parmi les facteurs de risque de six des huit premières causes de mortalité dans le monde ", déclare le Dr Margaret Chan, directrice générale de l'OMS.


Le tabagisme fait actuellement plus de victimes que la tuberculose, le VIH/Sida ou le paludisme réunis. On se demande alors comment une telle industrie a pu survivre au fil des décennies sans l'intervention des autorités et des gouvernements. " Nous vivons dans un monde libre ; le fumeur a le droit de fumer ", déclare le fumeur, pour revendiquer ses droits. Ou alors, on nous montrera du doigt les milliards que rapporte cette industrie à l'État dans tous les pays du monde où le produit est commercialisé. Mais l'argent ou les droits de l'individu suffisent-ils à racheter toutes les vies perdues ?


Nadia Collot, une activiste antitabac, ancienne fumeuse elle-même, a réalisé un excellent documentaire sur les manigances des compagnies de tabac visant à manipuler l'opinion publique au sujet de la cigarette, de nourrir la controverse au sujet des conséquences sur la santé et, pire, pour fidéliser le client le plus jeune possible. Ce documentaire peut être visionné sur le site de recherche Google vidéos. (http://video.google.com/). Il suffit de taper le titre du documentaire : The tobacco conspiracy et on accède à la version complète de ce documentaire qui dure 1 h 33. Il existe aussi une version condensée de ce documentaire en français, tout aussi percutant. (Tapez Tabac, la conspiration, Retenez votre souffle sur www.youtube.com … disponible en 5 parties). Prenez le temps de voir ce documentaire et vous comprendrez bien vite la gravité du problème aujourd'hui. Vous pouvez aussi visiter le site officiel du documentaire à l'adresse suivante : http://www.tobaccoconspiracy.org/


Nadia Collot a passé trois années de sa vie à enquêter sur l'industrie du tabac dans le monde ; elle a interrogé des experts du corps médical, des responsables gouvernementaux, les responsables de marketing des grandes compagnies de cigarette, les employés de ces compagnies ainsi que les utilisateurs eux-mêmes pour comprendre et cerner l'ampleur du problème.


Études de marché

Quelques faits ne pourront pas vous laisser insensibles. Nous découvrons que malgré les interdictions de publicité auprès des mineurs, les compagnies de tabac continuent quand même à le faire en trouvant des moyens pour contourner la loi. On nous montre les documents internes d'une grande compagnie de tabac aux Etats-Unis indiquant qu'ils font des études de marché sur les comportements des fumeurs jeunes de 15 à 25 ans. Tout est fait pour toucher le jeune le plus tôt possible grâce à plusieurs méthodes : les contrats liant les compagnies de tabac aux producteurs de films ont été trouvés…. On nous apprend que Sylvester Stallone, par exemple, aurait accepté un cachet d'US $ 500 000 pour montrer la cigarette dans pas moins de cinq longs métrages. On découvre que Philip Morris a payé pour avoir la cigarette Marlboro dans Superman II, film bien évidemment destiné aux enfants. Dans ce film, on peut voir une Lois Lane en train de fumer à longueur de journée. En associant la cigarette à une figure positive dans l'intrigue du film, le but est bien de montrer la cigarette sous une lumière positive, influençant ainsi la jeune génération à ne pas voir la cigarette comme un produit dangereux. On n'a jamais autant fumé dans les films qu'aujourd'hui et il n'est pas difficile de comprendre pourquoi. Le documentaire nous montrera aussi les campagnes de promotion visant les jeunes à travers des ventes promotionnelles ou la distribution gratuite de cigarette sur les lieux fréquentés par les jeunes : discothèques et boîtes de nuit. Vous devez comprendre que le but de cette manœuvre est de fidéliser le fumeur le plus tôt possible. Une étude a montré que plus de 80% des fumeurs accros à la cigarette ont commencé à fumer avant l'âge de 16 ans. C'est donc chez les jeunes que se trouvent les clients potentiels des compagnies de tabac et elles le savent très bien. En associant la cigarette aux stars du cinéma, aux personnalités du monde du sport aussi, les compagnies finissent par "glamouriser" la cigarette aux yeux des plus jeunes en leur faisant croire que c'est cool de fumer.


Mais les compagnies de tabac connaissent très bien les dangers de leur produit sur la santé. Des recherches en interne ont été faites et elles savent, depuis 1953 déjà, que 94% des cancers du poumon se développent chez les fumeurs. Mais qu'ont-ils fait pour remédier à ce problème ? Rien du tout ! On renvoie la responsabilité à l'État ou aux consommateurs. L'irresponsabilité des fabricants de cigarette n'est que trop évidente. " La nicotine crée une dépendance ; nous faisons des affaires en vendant une drogue qui crée une dépendance " : c'est une déclaration trouvée dans les documents internes des compagnies par Nadia Collot. Sur le site de Philip Morris (Dans la section Question/réponse), on peut lire ce qui suit : " Nous sommes une entreprise spécialisée dans les produits du tabac, et les sociétés dans le monde entier continuent de penser que les adultes doivent pouvoir continuer à décider par eux-mêmes s'ils souhaitent fumer ou non. " L'ironie est que la grande majorité de ces adultes fumeurs sont devenus dépendants de ce produit à un âge où ils n'avaient peut-être pas encore la maturité de comprendre les dangers auxquels ils s'exposaient.


J'espère que ce documentaire vous fera réfléchir car ce n'est pas un problème qui touche uniquement les fumeurs. Les non-fumeurs doivent aussi se sentir concernés : " La fumée du tabac contient quelque 4 000 substances chimiques connues, dont plus d'une cinquantaine sont cancérigènes pour l'homme. Dans les espaces fermés où l'on fume, fumeurs et non fumeurs respirent la fumée et sont exposés à ses effets nocifs. " (Site de l'OMS)


Consultez le site de l'OMS pour connaître les données du tabagisme dans le monde :

http://www.who.int/fr/

Pour des infos sur la situation du tabagisme à Maurice, vous pouvez aussi consulter le site de Véronique Leclézio, présidente de l'association antitabac,

Visa : http://www.veronique-leclezio.com/


Neelen Patten


Na Pa Tom Ladan : militer pour la prévention

PIONEERS Alcool et cigarette

http://lemauricien.com/mauricien/090507/so.HTM#7


Une marche de prévention contre l'alcool et le tabac se tiendra le dimanche 10 mai à Curepipe, sous le thème Na Pa Tom Ladan. Cet événement est organisé par la Pioneer Total Abstinence Association (PTAA), un mouvement qui a toujours prôné la prévention de l'alcool et de la cigarette principalement parmi les jeunes.


La marche débutera à Cité-Attlee à 11 h pour s'achever au collège de Lorette de Curepipe dans l'après-midi. Les Pioneers, qui fêtent leurs dix ans cette année-ci, mettront en avant l'importance de l'abstinence tout au long de la journée. Par le biais de cette marche, l'association tente de faire comprendre aux jeunes qu'il vaut mieux s'abstenir le plus tôt possible, indique Michelle Tailly, la présidente des Young Pioneers.


La PTAA a été introduite à Maurice en 1999, grâce à Sœur Theresa Clarke, religieuse irlandaise. Constatant que la consommation d'alcool et de tabac était répandue chez les jeunes, cette dernière eut l'idée de lancer une branche du mouvement existant déjà dans plusieurs pays, et principalement en Irlande, pour tenter d'éradiquer l'influence de ces fléaux sur la jeunesse. La PTAA insiste sur l'importance de s'amuser sans avoir besoin d'alcool ou de cigarette. Si d'autres préfèrent prôner la modération, les Pioneers eux, font appel à une abstinence absolue de tout alcool. Tout en étant stricte et catégorique à ce sujet, l'association fait aussi preuve d'une certaine indulgence envers d'éventuelles entorses aux règlements de la part de ses membres. " Nous comprenons qu'il est difficile pour quelqu'un de s'abstenir totalement. Quand ceux que l'on fréquente consomment de l'alcool, on peut finir par se laisser tenter ", explique ainsi Michelle Tailly. Par ailleurs, l'association ne concerne pas seulement les jeunes ; elle compte une nouvelle branche destinée aux adultes depuis le début de l'année, celle-ci étant baptisée Adult Pioneers.


Essentiellement basée à Centre-de-Flacq, la PTAA contient aussi des branches dans diverses régions de l'île, notamment à Mahébourg, Bambous-Virieux, Roche-Bois, Rivière-Noire et Bel-Air. En rejoignant le groupe, jeunes et adultes y suivent une formation assurée par des " leaders ". Ces derniers sont des membres particuliers formés par les dirigeants du mouvement afin d'assurer l'intégration parfaite de tous les Pioneers. Toutefois, la présidente des Young Pioneers est loin de se satisfaire de l'extension remarquable de son organisation. " Il est vrai que notre organisation s'est plutôt bien répandue à travers l'île. Mais j'aurais voulu qu'elle soit encore moins régionalisée que cela car nous ne couvrons pas tout le pays à ce jour ", déclare-t-elle. Quoi qu'il en soit, les Pioneers organisent des événements dans différentes régions, tels que des soirées de danse et des marches annuelles.


Le rendez-vous est donc donné pour l'édition 2009 à Curepipe, à Cité-Attlee dimanche matin. La marche sera précédée d'une animation assurée par les Pioneers vers 10 h 30 et ne débutera qu'à 11 h. Les dirigeants du mouvement retrouveront leurs invités pour une petite cérémonie dans la cour du Sports Club de Cité-Attlee. Mme Tailly lance un appel aux jeunes de toute l'île : " Nous souhaitons vous voir venir en foule dimanche afin que notre marche soit un grand succès. "